Récits croisés

Amélie et Yasmina ont rejoint le Conseil d’Administration du CJD, il y a de ça, respectivement, 4 ans pour la première et à peine quatre mois pour la deuxième. Alors que l’une devient l’une des vieilles dinosaures du CJD, l’autre fait ses premiers pas dans le CA et découvre sa nouvelle fonction de secrétaire administratrice. D’ailleurs, Amélie n’aime pas tellement qu’on l’appelle « vieille dinosaure ».   Pourtant, au fil des années, elle est devenue un vrai pilier du CJD jusqu’à en occuper la fonction de présidente.

Yasmina et Amélie nous livrent aujourd’hui le récit de leur engagement et ce qui les a conduits à devenir administratrices au CJD.

Entrée dans le monde CJD

Quand avez-vous entendu parler du CJD pour la première fois ?

Yasmina : c’était il y un an environ, via une formation pour devenir animatrice dans le projet Migration au-delà des préjugés.

Amélie : Moi aussi c’était via une de ces formations, mais celle d’« animateurs.trices MENA »* Et puis c’était parti.

Vous êtes donc toutes les deux devenues animatrices au CJD. Qu’est-ce qui vous a plu dans ces animations ?

Yasmina : Moi ce que j’aime bien dans l’animation, c’est d’abord le type de pédagogie qu’on utilise : la pédagogie active. Je trouve que les animations  Migrations, au-delà des préjugés favorisent l’échange d’idées et les débats. Ce que j’apprécie particulièrement.

Amélie : J’ai surtout apprécié que ce ne soit pas « juste » des animations. Il y avait chaque fois des préparations qui faisaient qu’on apprenait toujours énormément. Il y avait une vraie visée pédagogique derrière le projet. Et un autre aspect qui m’a tout de suite plu, c’est le côté « non verbal » des animations. C’était la première fois que j’animais sans qu’on parle la même langue. Il fallait s’adapter à cette réalité. Pourtant, on passait des moments très forts ensemble avec les jeunes MENA.

S’engager dans le Conseil d’Administration du CJD

Après avoir passé un moment dans l’animation et dans d’autres projets du CJD (Jeu de Rôle pour Yasmina et Caravane pour Amélie), vous avez toutes deux ressenti le besoin d’aller un cran plus loin dans votre volontariat et dans votre investissement au CJD …

Yasmina : C’était la suite logique dans mon engagement je voulais continuer à m’investir et continuer à être volontaire tout en ayant un boulot qui ne me permettrait peut-être plus de m’investir dans les projets.

Amélie : Au début j’ai mis les pieds dans le CA sans trop savoir ce qui m’attendait. Comme Yas’, j’étais investie dans deux autres groupes d’action et j’avais l’impression d’avoir fait un peu le tour. J’avais envie d’apprendre de nouvelles choses et découvrir une autre facette du CJD. J’avais envie d’être active dans la gestion de l’ASBL, de comprendre comment le CA et l’équipe géraient l’ASBL au quotidien, et de découvrir les différents enjeux du travail du CJD.

Le CA c’est un engagement. Pourquoi ce choix ? Qu’est-ce que ça vous apporte personnellement ?

Yasmina : Il m’apporte surtout de l’apprentissage. A chaque réunion, j’apprends de nouvelles choses. Je voulais aussi comprendre comment marchait une ASBL. Je trouve cela super chouette si un jour je veux monter ma propre ASBL.

D’un point de vue humain, je suis contente de découvrir d’autres volontaires et de voir d’autres façons de fonctionner et dans un cadre différent de celui des animations. En plus, on a une super entente au CA (grand sourire).  Pour le reste, on fait le point dans un an (rire).

Amélie : Depuis le début, j’ai vu cet investissement comme une opportunité professionnelle. J’apprends beaucoup sur le secteur associatif et celui de la jeunesse. Ce qui m’aide aujourd’hui dans mon travail en Maison de Jeunes. Je me sens plus légitime et je prends confiance en moi. J’apprends également énormément d’un point de vue légal et juridique !

Et surtout, le CA du CJD c’est des amitiés fortes (sourire). Comme dit Yasmina, c’est chouette de rencontrer des gens d’horizons différents, mais qui ont des intérêts communs.

 

Toujours à propos d’engagement/implication, est-ce que vous diriez que notre CA est un CA engagé ?

Yasmina : Oui sans hésiter, parce qu’il est à l’écoute des permanents, parce qu’on est motivés, parce qu’on prend nos rôles à cœur et avec sérieux et qu’on est contents de le faire. On croit vraiment au projet du CJD. En ayant été animatrices et investies dans d’autres projets, on a vraiment à cœur que le CJD fonctionne.

Amélie : Tout à fait d’accord avec Yasmina. On se forme régulièrement, on questionne notre rôle en tant que Conseil d’Administration et on essaie de comprendre notre place. Tout cela montre qu’on est engagés et que l’on fait tout pour que tout se passe bien et pour nous aussi en tant que volontaire. Je rajouterai, qu’on est aussi engagés dans le sens où on essaie de promouvoir un positionnement politique et de soutenir les actions citoyennes.

 

Le mot de la fin

Votre conseil pour un.e futur.e membre du CA ?

Yasmina Bien se renseigner sur en quoi consiste le CA parce que c’est un engagement vraiment important. N’hésitez pas d’ailleurs à nous appeler pour qu’on vous explique les obligations légales et notre fonctionnement…

Amélie : Plus on est de fous plus on rit. Mon conseil : venez boire une bière ou un jus de tomate avec nous ! Pas besoin de s’engager directement. On vous propose d’assister à un CA avant vous lancer « légalement » et puis de vous engager dans 1 mois, 1 an, 2 ans ou jamais. Nous, on est toujours content de rencontrer d’autres volontaires du CJD !

Conclusion que Yasmina n’assume pas tout à fait, mais qu’on aime bien quand même 😉

« Rejoignez la grande famille CJD, viens on est bien ! Même en lock down on est toujours là dans la bienveillance et l’accueil de tout le monde. Pas de lock down de nos cœurs »

Interessé.e par l’aventure CA ?

Envoyez un mail à Maryam du CA

 

*Mineurs Etrangers Non Accompagnés