7 avril 1994, il y a 20 ans.  Ce jour-là, l’avion du président du Rwanda, Juvénal Habyarimana, est abattu alors qu’il est en train de se poser à l’aéroport de Kigali.  C’est le signal d’un des drames les plus horribles du 20ème siècle.  En à peine 3 mois, entre 800 000 et 1 000 000 de personnes sont massacrées.

commémoration génocide

Les médias occidentaux mettent le focus sur l’anniversaire de ce génocide :

http://www.rtbf.be/info/societe/detail_20-ans-apres-pauline-kayitare-se-souvient-du-genocide-au-rwanda?id=8235423

ou encore

http://www.rfi.fr/mfi/20140404-rwanda-vingt-ans-genocide-tutsis-dorcy-rugamba-theatre-avenir/

Les autorités rwandaises, quant à elles, commémorent avec force le génocide.  Le 7 avril est jour férié et pendant au moins une semaine sont organisées des manifestations de commémoration (témoignages, prières, projection de films, etc.).

Le Conseil Jeunesse Développement asbl a pour projet associatif de favoriser le vivre-ensemble par des rencontres qui permettent la compréhension de l’autre et le respect de ses différences.  Il ne peut que s’associer au message « Plus jamais ça ! ».  Dans ce cadre, il est très important d’informer les jeunes sur ce qui s’est passé.  Et quel meilleur moyen que le cinéma ?!

Dans le cadre de cette rubrique d’Approches Communes « Vu pour vous », voici des commentaires sur certains films.  Tout d’abord, il y a Hôtel Rwanda, un des plus connus.  Il a l’avantage d’avoir fait parler du génocide.  Ensuite, il y a des films comme Un dimanche à Kigali, ou J’ai serré la main du diable ou encore Shooting Dogs.  Tous les films cités ici ont la même particularité : il donne beaucoup de place à des personnages occidentaux.  Ceux-ci sont même les héros de l’intrigue pour les 3 derniers films cités.  C’est assez interpellant, quand on sait de quelle manière les Occidentaux ont justement fui le pays, laissant une partie de la population locale livrée à elle-même, à ses bourreaux…

sometimes-in-aprilUn téléfilm échappe à ce constat : Sometimes in April.  Il s’agit d’un téléfilm franco-américain réalisé par Raoul Peck et diffusé en 2005 aux États-Unis.  Le film raconte, jour après jour, la vie d’une famille rwandaise. Le mari est hutu, la femme et les deux enfants tutsi. Lors de la mort du président, tous les hommes hutu sont réquisitionnés pour éradiquer la population tutsi. Parmi eux Augustin Muganza, un hutu modéré, et son frère Honoré, animateur de la tristement célèbre Radio Télévision Libre des Mille Collines.  Une très bonne critique a été réalisée par Olivier Barlet (http://www.africultures.com/php/index.php?nav=article&no=4516%22).  Ce film apporte une vision de la complexité du génocide, en osant évoquer, même si c’est fugace et en arrière-plan, l’idée de contre-génocide à l’arrivée des libérateurs qui ont heureusement mis fin à la tuerie initiée le 7 avril 1994.  Il y a 20 ans…